Antennes relais, zone de non droit?

D’éprouvantes procédures judiciaires

Posted in Article, Témoignage by camilleletallec on avril 16, 2010

A Tassin-La-Demi-Lune, dans le Rhône,Monsieur et Madame Lagouge revivent, depuis le 1er avril dernier. L’antenne relais qui les inquiétait tant ne reviendra pas. Bouygues Telecom a abandonné le pourvoi en cassation engagé suite au jugement de la Cour d’appel de Versailles, qui condamnait l’opérateur à démonter son installation.

Ces années de procédures, pour eux, furent « émotionnellement violentes », dit Eric Lagouge. « Quand on a gagné au TGI, ça a été le bonheur. Puis Bouygues a fait appel: des mois d’inquiétude. Quand on gagne en appel, on croit voir le bout du tunnel. Mais l’opérateur se pourvoit en cassation. Cet abandon, c’est le soulagement définitif », dit-il.

Monsieur et Madame Lagouge découvrent le projet par un panneau planté dans le jardin d’en face. Leur voisin avait signé un bail de 15 ans avec Bouygues Telecom pour l’installation d’un mat de 19 mètres soutenant 3 antennes. « Nous vivons dans une zone résidentielle, un peu les uns sur les autres. Le lieu choisi se trouvait à 30 mètres de notre maison ».

Inquiet pour ses jeunes enfants, le couple tente de convaincre les voisins de revenir sur leur décision. « On a signé le bail, on ne peut plus revenir en arrière » leur répondent-ils. Avec le soutien d’autres riverains, les Lagouge engagent une action auprès du tribunal administratif pour vice de procédure. Déboutés, ils ne renoncent pas. Lancent une procédure judiciaire.

« Quand il a vu que ça prenait une tournure qu’il n’imaginait pas, le maire a simulé un certain intérêt à notre sujet. Il nous a régulièrement reçus, mais n’a rien fait, à part organiser quelques réunions avec l’opérateur » affirme Eric Lagouge. Ces rendez-vous constituent d’ailleurs les seuls contacts du couple avec les représentants de Bouygues Telecom, jusqu’au procès.

« On avait décidé d’aller jusqu’au bout, même si c’était un peu le pot de terre contre le pot de fer, en se disant que si on perdait on déménagerait ». Grâce aux décisions des tribunaux, ils n’auront pas à le faire. « On est chez nous, on reste chez nous, on peut être heureux chez nous », conclue Eric Lagouge.

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